Des histoires…

Lu dans le Guardian, une nouvelle enquête de Booktrust montre que 2/3 des parents ne lisent jamais d’histoires à leurs bébés.

Bookstrust est une organisation anglaise qui offre des livres gratuitement à près de trois millions d’enfants chaque année dans le Royaume-Uni, depuis 1992. Et ce, pour promouvoir justement la lecture à voix haute dans tout le pays.

Je me souviens avoir travaillé avec cet organisme de bienfaisance dans le cadre de « Bookstart ». On offrait aux parents/enfants un joli sac en tissus avec deux albums/livres et des cartes avec des autocollants afin de les coller à chaque fois qu’un parent ou la nounou lisait un livre à l’enfant. Pour les enfants qui ne partaient pas en vacances, venir à la bibliothèque, faire des jeux autour du livre, regarder les images, écouter la bibliothécaire raconter une histoire, etc, était un vrai plaisir.

Ce moment de partage dans le plaisir, je l’ai aussi connu quand j’étais bibliothécaire dans une école maternelle. La plupart des enfants ne savaient pas encore lire, certains parlaient tout juste, mais le plaisir d’entendre des mots nouveaux, parfois incompréhensibles, la mélodie du texte, les images, l’heure du conte était mon/leur moment préféré.

Jules, mon neveu, n’a pas encore 2 ans, il ne parle pas mais il est extrêmement éveillé. (Je ne dis pas ça parce que je suis sa tante). Mais parce que depuis qu’il est né, on lui parle. Beaucoup. De tout. Et on lui raconte des histoires. Plein d’histoires. A voix haute. Et il aime ça. Il a déja une petite bibliothèque d’albums chez lui et chez sa tatie où il choisit le livre qu’il veut qu’on lui raconte selon son humeur. Il réagit à l’histoire, il sait quand c’est triste, drôle ou bizarre. Il bruite, mime, essaie de répéter les mots, s’exclame, rit ou est ému. Il vit l’histoire.

En mai 2008, une étude américaine avait démontré les bienfaits de la lecture aux enfants, juste avant qu’ils ne se couchent. D’autre part, la lecture d’histoires avant l’heure du coucher implique un partage émotionnel, affectif et social primordial. En outre, cela permettrait le développement de la mémoire, mais également de facultés motrices, et là tout devient plus amusant, par le simple fait de tourner des pages, en les saisissant avec le pouce et l’index.

Que ce soit avec un parent, un bibliothécaire, une nounou ou autre, un bébé qui découvre les mots peut mieux appréhender ce qui l’entoure. Je suis persuadée qu’en lisant avec les enfants dès leur plus jeune âge, nous les aidons à mieux comprendre le monde.

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