mémoire

J’ai une mémoire bizarre. Je me souviens très peu de mon enfance, seulement des parfums et je n’arrive pas à me souvenir des noms. Je me souviens de détails inutiles, d’images et de moments. J’oublie les histoires des films mais je me souviens de l’atmosphère et de mon ressenti.

J’ai passé ces derniers jours à chercher le nom d’une actrice et d’un film que j’avais beaucoup aimé plusieurs années auparavant. Je me souvenais l’avoir vu à Bayonne, je pensais être étudiante à l’époque (donc début des années 90), c’était un film indépendant américain, l’actrice était blonde, au physique bizarre et fragile, un corps maigre et des seins lourds. Je me souvenais de sexe avec un inconnu dans le cinéma (pas moi –  une scène du film) , et je ne sais pas pourquoi mais je me souviens que  dans la vraie vie l’actrice était veuve avec des jumeaux. Je me souviens de drôle de choses.

Il m’a fallu passer des heures sur internet pour enfin trouver: Sue perdue dans Manhattan d’Amos Kollek avec Anna Thomson. Et c’était fin 1998. Je vivais à Paris et ma vie allait changer pour le meilleur peu après.  C’est bizarre la mémoire.

Je n’ai pas encore revu le film; je ne trouve pas le dvd d’occasion et puis j’ai peur d’être déçue? Peut-être que mon souvenir du film est plus beau que le film lui-même.

14 Comments

des choses à dire

C’est souvent les cas avec les films. le souvenir que l’on en a est plus beau que le film lui même. Les films de Sautet sont comme ça. Aussi: Down by law, Le dernier métro . Vraiment très déçu quand je les ai revus.

Pour moi Sautet c’est une photo de l’époque et ça a beau viellir, les sentiments demeurent Les choses de la vie me touche toujours autant.
Je suis d’accord avec toi pour Truffaut et comme je ne suis pas fan de Jarmush….

Non mais c’est quoi/qui ce ramuntxo qui te fait pleurer! Ça va pas ça. Faut arrêter les choses sensibles à l’heure du coucher. Murielle ce soir tu regardes « L’amour dure 3 ans » de Beigbeder. Je te donne ainsi l’opportunité de râler et de te mettre en colère sur la nullité de l’histoire, du film, de la direction d’acteurs et des dialogues.

Qu’est ce que j’ai adoré ce film, on espère au début que les choses ne vont pas sombrer pour Sue…A ce point de non retour…C’est beau, poétique et malheureusement si proche de la vraie vie, on peut tous un jour ou l’autre sombrer…Sachant qu’aux States encore plus rapidement!

La solitude et la galère de Sue m’avait énormément touché. Et un endroit comme Manhattan n’a rien de glamour quand on est seul et sur le point de sombrer. Et c’est vrai, je suis totalement d’accord avec toi, on est tous (à très peu d’exception) suceptible de sombrer ou de faire partie de la marge. Les centres médico-psychologiques, les hopitaux psy sont remplis de gens « normaux ».

Moi je rigole un peu des films à effets spéciaux ou les films d’horreur. A l’époque ça nous impressionnait tellement. Et bein maintenant en les revoyant, on se demande comment on a fait pour aimer.

quelque chose à dire

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