Je suis…

Aujourd’hui un peu de psychologie de bazar. Parce qu’il est parfois nécessaire de mettre les pendules à l’heure, les points sur les i et les barres sur les t. N’allez pas plus loin si les blah blah pseudo-psycho vous ennuient. Pour être franche avec vous, la plupart du temps je déteste ça aussi!

Vous voulez continuer à lire? Tant pis pour vous…

Vendredi dernier fut une drôle de journée; un atelier sur l’estime de soi était programmé dans le cadre de ma formation. Je n’ai rien contre ce genre d’atelier, je suis sûre que cela peut aider ou donner des pistes de réflexion. Mais ce n’est pas pour moi. Certainement pas en groupe et certainement plus maintenant.

Je n’ai donc rien dit pendant les présentations puisque je considère que mes rapports avec mon père, ma mère et les autres ne regardent que moi. Mais j’ai remarqué combien beaucoup de femmes se définissaient par rapport à leurs parents, mari (ou ex-mari), enfants (même quand ils sont adultes et indépendants) et travail. Toutes ou presque se sont présentées comme: femme de, mère de et anciennement « citer métier ». Avec la culpabilité énorme d’être… chômeuse. Comme si ne pas travailler était de leur faute. Et presque aucune était capable de dire quelque chose de positif sur elles-mêmes.

D’où le débat animé, houleux mais amical et bienveillant qui s’ensuivit. Parce que voilà:  je ne suis pas « femme de », je ne suis pas « mère de », et je n’ai aucune honte à ne pas travailler en ce moment. Aussi, même si je ne suis pas parfaite, je suis tout de même pas mal (et je le dis en toute modestie).  Je suis Murielle. Je lis, j’écris, j’ai souvent l’esprit mal placé (mais je filtre), j’aime voir des films, je suis sérieuse (mais pas toujours), je parle et je sais écouter, je tiens un blog, je fais le clown, j’aime jouer avec les autres, je suis curieuse intellectuellement, j’aime passer des heures au café avec delphine, j’aime courir, j’aime boire, j’aime rire de moi, je cuisine pas mal, je suis intelligente, je suis bienveillante et je suis et je fais encore bien d’autres choses. Je suis aussi pleine de défauts qu’ils soient physiques ou moraux. Et alors?…

L’estime de soi s’apprend, parfois douloureusement, mais il est temps de réaliser que de toute façon quoiqu’on fasse, même en cherchant à plaire au plus grand nombre, on sera jugé et critiqué. Je ne serai jamais assez mince ou assez intelligente pour certains. Je serai trop sérieuse et trop petite pour d’autres. Mais je suis aussi une femme formidable pour ceux qui prennent le temps de me connaître et de m’aimer. Et ça me va comme ça, puisque je n’ai pas envie d’être aimée ou acceptée par tout le monde. Alors autant se libérer de cette peur et être ce qu’on veut être et faire ce qu’on veut faire.

Je vous promets je ne me prends pas pour Coehlo ou autre auteur new age/psycho/socio/gourou. Mais si j’ai eu envie d’écrire ceci c’est parce que j’ai été incroyablement surprise, émue et agacée que la plupart de ces bonnes femmes avec qui je passe quasiment toutes mes journées depuis ces quinze derniers jours, avaient si peu d’estime pour elles-mêmes alors qu’elles sont toutes formidables, intelligentes, drôles, courageuses et aimables.

C’est tout sur le sujet. Je pourrais en écrire des tonnes mais vraiment je déteste la psychologie de bazar.