Un petit coup de projecteur – bis

écrit par murielle

Depuis le 10 et ce jusqu’au 23 mars, c’est la semaine d’information sur la santé mentale menée par l’Unafam. Et il serait bon d’en savoir un peu plus sur les maladies psychiques. Encore aujourd’hui j’entends ou je lis des personnes qui n’hésitent pas à utiliser à tout va le terme schizo pour parler de tout et de rien, voire faire de l’humour. Je dois en manquer terriblement pour ne pas rire des comparaisons faites : Murielle, casseuse d’ambiance depuis 2010…

« Les préjuges négatifs liés aux questions de santé mentale restent très présents dans l’imaginaire collectif et se trouvent souvent renforcés par des faits divers à fort impact médiatique. Les journalistes ont un rôle essentiel à jouer pour informer la population et lutter contre la stigmatisation. Mais ils sont souvent démunis tant le champ de la santé mentale est complexe et diversifié. »

Bref, je vais refaire un petit coup de projecteur et vous inviter à relire un post qui date de 2011 et qui reste d’actualité:  ici.

Et encore une fois, signaler que les maladies psychiques touchent près d’un quart des français et que personne n’est à l’abri. Enfin la santé mentale fait partie des cinq priorités de santé publique annoncées dans la récente Stratégie nationale de santé.

Comments: 9

  1. Laurent says:

    un coup de projecteur utile

  2. Nathalie says:

    Oui c’est toujours aussi important. Ce n’est pas un manque d’humour de ta part Murielle, c’est la connerie des autres qui est insupportable.

  3. Benoit says:

    Les personnes qui souffrent de maladies psychiques ne sont pas toujours à même de pouvoir dire si elles se sentent blessées par les remarques qui peuvent être faites sur leur dos. Il n’y a pas un mouvement des personnes schizophréniques avec un porte parole qui puisse s’exprimer comme il y a pour la licra, les associations des minorités visibles, les associations gay, etc… Je pense que parfois seule la famille ou les amis de personnes ayant des maladies psychiques peuvent s’exprimer et ce n’est pas manquer d’humour que de signaler les dérapages de langage quand ils sont faits par des gens qui se veulent cultivés ou informés.

    • Nathalie says:

      Je suis assez d’accord avec Benoit. Un handicapé physique a la parole pour pouvoir se mettre en colère, ou dire quand cela ne va pas et puis il peut avoir développé le sens de l’humour. Je pense qu’il y a plus de souffrance chez les personnes malades psychiquement. Il y a encore un gros tabou en ce qui concerne les maladies mentales. Si quelqu’un se moque des « fous », alors le « fou » ne dira rien. C’est du moins c’est ce que j’ai cru comprendre en lisant le blog de Lana que tu as conseillé. Quand on pense au tabou qu’il existe encore autour de la dépression, j’imagine même pas ce que ça peut être avec des maladies plus difficiles. Lana est super courageuse et elle a les outils pour s’exprimer. Je ne pense pas que ce soit le cas de tous.
      C’est bien ce qu’elle dit sur ta réflexion :-)

  4. « schizo » est à la mode depuis le livre de Deleuze et Guattari, L’Anti-Œdipe (1972). C’est un terme qui fait « chic et mode » dans les conversations mondaines bobos, utilisé par des personnes qui n’ont jamais côtoyé un schizophrène, c’est le moins qu’on puisse dire.

    • Laurent says:

      Il y a du vrai. Il y encore pas mal d’artistes aujourd’hui qui parlent de schizophrénie pour parler d’un album ou d’un livre différent de leur précédent. Je me souviens d’un interview récent de Stromae qui parle de ça pour décrire les personnages qu’il interprète sur scène. Le mec a rien compris. Et c’est encore pire de la part de ceux qui se disent journalistes et qui ne corrigent pas ou qui en font des articles.

  5. Audrey says:

    ce soir sur France 5 il y une soirée sur les maladies psychiques : bi-polarité et ensuite
    « Schizophrénie : l’ennemie intime ». A voir pour ceux qui ont besoin d’une leçon contre l’ignorance et leur bêtise.

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