De l’importance des mots…

… et de leur usage

J’ai une règle. Si quelqu’un qui se veut journaliste ou commentateur de l’actualité (se pensant donc suffisamment intelligent et informé pour partager son analyse) utilise dans un article un mot – qui désigne une maladie psychique – à mauvais escient, j’arrête ma lecture, je poste un commentaire quand c’est possible et je ne lis plus aucun article signé du nom de ce journaliste.

Parce que la rigueur journalistique est également dans le choix des mots, leur sens et leur interprétation. C’est insupportable de lire quelque chose qui se veut bien écrit quand ce n’est qu’un ramassis de mots compliqués, fumeux et plus encore, inadéquats sous prétexte d’humour ou de simplification – plus qu’excessive.

Trop sensible? Certainement. Mais je suis aussi à cheval sur le vocabulaire. Après tout, il y a suffisamment de mots dans le dictionnaire pour prendre le bon de manière considérée. C’est ça aussi le journalisme : choisir le mot qui convient afin de donner une information de qualité. Surtout quand les maladies psychiatriques/psychiques sont encore dépréciées et que ceux qui en souffrent et les vivent au quotidien n’ont pas toujours les moyens ou les capacités de trouver une place dans la communauté.

Ci-dessous un un article écrit par Didier Pourquery pour le magazine du Monde aujourd’hui :

Juste un mot. Autiste

À lire et méditer….