La perfection des défis…

…et quelques livres

La perfection ironique de la vie – les gageures lancées et les leçons qu’elle enseigne – a de nouveau été récemment portée à mon attention. La vie/le destin/les dieux et déesses (rayer les mentions inutiles) nous apportent cadeau après cadeau à travers les défis qu’il(s) envoie(nt). Sans le savoir on se prépare à la vie à venir, souvent une vie si loin devant que nous ne savons pas encore que nous allons avoir besoin de ces compétences.

Il y a des évènements quasi-impossibles à surmonter, qui nous changent à jamais. On apprend malgré soi à devenir plus fort ou plus intelligent ou plus égoïste ou plus malin. On se pose beaucoup de questions, on se remet en cause, parfois douloureusement et puis on comprend. On comprend que permettre à son bonheur d’être dépendant des autres et de leur opinion serait une régression. Les critiques que l’on prend tellement à cœur dans sa jeunesse et son adolescence, les « violences » vécues dans les relations sociales, familiales ou dans le travail permettent finalement de devenir une meilleure personne.

(Je dis ça mais je sais bien qu’une vie de violence détruit certainement plus qu’elle ne construit. Loin de moi l’idée de tout mettre au même niveau.)

lets-get-lostMais les opinions des autres ne sont que cela – des avis. Des avis qui ne nous concernent pas, à moins de l’avoir demandé. Après quelques secondes de réflexion, je pense que je vais mourir heureuse, dans un temps très éloigné, parce que finalement je vis assez authentiquement. Je suis sincère, je réponds aux appels lancés, je faux parfois, mais je fais de mon mieux. Enfin, j’ai la conscience tranquille puisque cela fait des décennies que je ne tue plus les araignées, et je ne suis même pas bouddhiste. Ça doit bien compter dans mon livret de bonnes actions.

J’ai également compris qu’il est inutile de se demander « pourquoi moi? », parce-que « pourquoi pas moi? » est tout aussi logique. Finalement les challenges que l’on rencontre sont parfaits pour apprendre. Il suffit d’avoir un minimum de conscience et d’intelligence pour cela. On cesse de foncer contre les murs, on regarde autrement, on saisit de nouvelles opportunités, on subit moins et on choisit librement.

Comme quoi la confiance en soi n’est pas une question de physique, de tour de taille, de tête haute, de parole assurée ou de portefeuille.
La confiance en soi est dans le processus et la perfection de chaque défi qui se présentent. La sagesse que l’on gagne de l’apprentissage et des connaissances deviendra une partie intégrante de son futur. Ce sont les gageures qui nous construisent.

Je ne crois toujours pas en l’espoir mais je pense qu’il y a des évènements qui sont une chance, et que parfois – même s’il faut beaucoup de temps pour le réaliser – parfois, à quelque chose malheur est bon.

Mildred Pierce – James M. Cain

Le monde de Charlie – Stephen Chbosky

Submarine – Joe Dunthorne (aussi en film)

La distance entre nous – Maggie O’Farrell

La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

D’autres vie que la mienne – Emmanuel Carrère