Angoulême – part 1

Written by murielle

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême vient de fermer ses portes. Pendant quatre jours, beaucoup de festivaliers (le nombre exact n’est pas encore connu, mais il était attendu 44 000 visiteurs de plus qu’en 2014 – suite aux évènements tragiques de Charlie Hebdo).

Sous un temps pluvieux les deux premiers jours, puis froid, sec et ensoleillé pour le week-end, Angoulême a offert aux fans des BDs et aux amateurs une année exceptionnelle dans le choix, la variété et la qualité des dessinateurs et des animations.

L’homme du Festival fut sans conteste Jirô Taniguchi. Un des mangakas favoris des français, encore mal aimé Taniguchi est le premier japonais primé à Angoulême avec le Prix du meilleur scénario en 2003, pour Quartier Lointain, puis le Prix du meilleur dessin, en 2005, pour Le Sommet des dieux.

Une des expositions des plus attendues du FIBD2015 était la rétrospective «L’homme qui rêve» qui lui était consacré et qui a fait le plein.

Bill Watterson, Grand prix de la ville d’Angoulême l’année passée, dessinateur de l’affiche du Festival et célébré cette année sous la forme d’une exposition rétrospective, ne connut pas le même succès. La faute peut-être à son absence volontaire. Le reclus Watterson a arrêté de faire de la BD depuis presque 20 ans et avait confirmé qu’il ne viendrait pas.

Parce qu’il est impossible de «faire» tout le Festival et parce que les goûts et les couleurs se discutent, voici quelques moments forts, plus ou moins positifs, quelques moments privilégiés faits de rencontres, de manifestations, de dédicaces, de mini interviews avec des auteurs lus et aimés, et de remise des prix.

Vigipirate oblige, on piétinait beaucoup dans les files : prendre son mal en patience, ouvrir les sacs, lever les bras, passer au détecteur de métaux pour montrer patte blanche.

Mais l’attente en valait la peine. Les queues étaient longues et le plaisir encore plus fort quand les auteurs/dessinateurs prenaient le temps de faire une dédicace personnalisée, de dessiner un personnage et de papoter avec leurs lecteurs.

Sur la scène du théâtre d’Angoulême, une petite imprimerie s’était installée pour imprimer en temps réel de grandes pages de BD. Une jolie idée qui a charmé les visiteurs.

4 thoughts on “Angoulême – part 1

  1. Audrey says:

    Tu as écris trois articles de qualité. J’aime beaucoup tes photos des dessinateurs tous a tête penchée et celle aussi de la main sur l’autre article qui dessine.
    Le point météo était aussi à faire pour faire râler ceux victimes de la grêle et du vent :-)

  2. Fred says:

    Suis partant pour le faire à nouveau une année. Il y a avait une très bonne ambiance, très sympa et il n’y a pas asez de quatres jours pour voir et découvrir toutes les BDs!

  3. Amaya says:

    Quel courage ! je suis sincèrement admirative de la patience déployée pour attendre ce moment à « croquer » ; je dis cela parce que j’ai hésité à venir , mais honnêtement je n’aurais pas eu ta patience alors je ne suis pas venue . Mais bon à lire ton compte -rendu j’y puiserai un peu de motivation pour la prochaine fois , qui sait ?

    • L’attente est parfois longue, mais l’ambiance est très sympa. L’occasion de papoter avec les voisins de queue, de faire connaissance, de parler BDs et auteurs. Il y a une atmosphère super, et agréable d’être en compagnie de gens qui ont la même passion. C’est très bon enfant. Moi qui déteste la foule, je n’ai pas ressenti le coté claustrophobe.

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