Réflexion légère sur la cohabitation

Written by murielle

 

Donc comme je n’ai pas cessé d’en parler, je vais bientôt vivre dans un nouvel appart, plus grand, plus lumineux, plus mieux. Et je vais pour la énième fois emménager seule. Ce qui est, en ce qui me concerne, l’idéal. J’ai vécu en colocation avec des australiens, sud-africains, écossais, anglais, et aussi en couple. Et malgré tout l’amour que j’ai éprouvé pour mon compagnon, vivre seule c’est tout de même mieux.

Emménager avec quelqu’un fait beaucoup pour une relation amoureuse et pour le coût de la vie : montée en puissance de la relation amoureuse et réduction des frais de logement, transport, factures énergétiques, et le reste. Vivre avec son amoureux c’est que du bonus. On sait où il/elle est toutes les nuits (en principe dans le même lit) et on passe beaucoup plus de temps ensemble. On peut avoir un plus grand appart puisqu’on partage les frais et on réduit les factures.

On n’a plus à prendre des vêtements de rechange, ni à partir à pas d’heure pour lui rendre visite. On évite aussi les « chez toi ou chez moi », la brosse à dents oubliée, et tous les problèmes de logistique. On n’a pas à fixer des RDVs facetime/skype, on n’a pas à vivre avec son agenda pour savoir quand on peut se voir.

Les romantiques diront que rien n’est plus beau que de se réveiller ou s’endormir auprès de l’être aimé. Les pragmatiques relativiseront l’aspect romantique en parlant des ronflements qui empêchent de dormir. Sans compter les fins de mois qui ne sont plus dans le rouge puisqu’on mange plus à la maison qu’au restaurant et que les frais sont divisés par deux.

living_together

 

Et puis il y a les romantiques-pragmatiques qui ont choisi de ne pas vivre avec leur amoureux. Celles et ceux dont la fibre jalouse n’est pas assez développée pour se demander où est l’autre quand il n’est pas là. Celles et ceux qui ne veulent pas imposer leurs manière de vivre, goûts, habitudes et manies. Celles et ceux qui aiment l’autre tout autant qu’eux mêmes et n’ont pas envie de partager tout le quotidien. Celles et ceux qui aiment le frisson de l’attente, les visites surprises, les coups de fil nocturnes, les adieux qui ne sont que temporaires et les discussions qui portent rarement sur le quotidien. Il n’y aura jamais un texto sur le lait et le papier wc à acheter, ni des « à quelle heure tu rentres ?, qu’est ce qu’on mange ce soir ? »

Vivre seul, c’est aussi et surtout ne plus avoir à cacher son passeport, de l’argent liquide et un sac pour pouvoir s’échapper à tout moment…

14 thoughts on “Réflexion légère sur la cohabitation

  1. Laurent says:

    Je partage ton avis sur la non cohabitation mais j’ai un conseil en ce qui concerne les visites surprises. Ne te cache pas sous son lit si elle ne s’attend pas du tout à ce que tu sois chez elle. Ta copine pourrait revenir à la maison pour le déjeuner un collègue de bureau et tu aurais à te cacher sous le lit dans le silence et les larmes pendant que tu écoutes ta copine et son partenaire avec comme bande son des gémissements de plaisir que tu ne la savais pas capable de faire. Je dis copine, je devrais dire copain.

    • Audrey says:

      Pauvre Laurent! Merci de partager avec nous cette histoire qui est très morale; ne jamais faire de visite surprise non pas parce que ça pourrait déranger ou ennuyer son compagnon mais parce que la surprise pourrait se retourner contre soi. Expérience amère de se trouver cocu dans ces circonstances. :-)

  2. Fred says:

    Est-ce que dans le sac prêt pour s’échapper il y a une brosse à dent et quelques magazines pornos? Je demande pour un copain.

    • Imbécile. Non pas de magazines dans un sac de survie. Un mascara par contre…

  3. Mag says:

    Les magazines pornos sont trop old school. Un smartphone et une carte mémoire de 30Gb devraient être assez pour survivre en cas de fuite.

  4. Mag says:

    Je préfère la vie à deux que les rendez-vous facetime.

  5. Nathalie says:

    Il m’a fallu un moment pour comprendre que tu plaisantais avec ta dernière phrase. Je cherchais pourquoi! J’aime la vie à deux mais c’est vrai que c’est fait de beaucoup de compromis et que parfois je fantasme sur ma vie de célibataire. Pardon, mais je crois qu’on est prêt à tout accepter du quotidien de la vie à deux quand on accepte les problèmes gastriques de son partenaire :-)

    • ben oui c’est une plaisanterie! Quant à tes compromis est ce que tu connais le dutch oven?

      • Nathalie says:

        Oui je sais, j’ai cherché sur google :-) Un truc typique de mec! dégueulasse mais drôle

  6. Amaya says:

    Je cohabite dans l’appart , dans mon esprit je suis seule .
    Je croyais être seule mais un j’ai trouvé des colocataires , ils étaient cachés dans mon coeur

  7. Marie-Claire says:

    j’ai vécu seule et en couple et je crois que maintenant je préfère vivre seule. Je serai prête à vivre à nouveau avec un homme quand je serai très agée. Un compagnon pour mes vieux jours, pour parler de la vie.

    • Audrey says:

      J’ai fait les deux et j’aime les deux. En ce moment je vis seule et j’aime ça mais je suis assez bonne pour les compromis. Je comprends le point de vue de Murielle, c’est l’âge. Elle vieillit et elle devient moins tolérante avec la vie en couple. Attention si ça continue elle va se prendre un chat et un canari. Puis elle ne s’épilera plus. ;-)

  8. burntoast says:

    De toute ma vie, je n’ai jamais vécu tout seul. Je crois que j’angoisserai.

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