Seul sur Mars

Les vacances de Noël ont une seule utilité pour les grandes personnes comme moi qui ne fêtent pas la naissance du petit jésus, c’est de voir tous les films manqués à leur sortie. Et il y en a quelques uns. À commencer par Seul sur Mars de Ridley Scott.

Soyons honnêtes, la filmographie de Ridley Scott se résumerait à presque rien s’il ne faisait pas appel à de bons scénaristes. Blade Runner marche grâce à Hampton Fancher et David People,  Thelma et Louise grâce à Callie Khouri, Mensonge d’état grâce à William Monahan d’après le roman de David Ignatius. Il suffit de voir ce que ça donne avec les mauvais : Robin des Bois, Prometheus, Cartel ou Exodus

Seul sur Mars fait partie de la première catégorie ; Andy Weir (l’auteur du roman) et Drew Goddard étant les scénaristes.

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L’histoire : Laissé pour mort sur Mars après une tempête scientifiquement impossible mais narrativement nécessaire, le botaniste Mark Watney (Matt Damon en compétition directe avec Tom Hanks pour le titre de naufragé N°1) doit compter seulement sur lui-même pendant un bon moment, sachant que la mission de sauvetage prendra plusieurs années.

Heureusement il est « le meilleur botaniste sur la planète » et il peut faire pousser des pommes de terre/de mars. C’est le premier chapitre du guide du survivant, façon manuel des castors juniors mais plus scientifique encore et avec des ordinateurs et un alphabet hexadécimal.

Quoique… Seul sur Mars prend plaisir à montrer le starman* en voie de devenir un pirate de l’espace, utiliser son intelligence et son habileté contre les éléments hostiles avec du scotch et des ficelles et comptant les jours solaires (sols) jusqu’à ce que de l’aide arrive jusqu’à lui, cette aide se battant également sur terre contre les forces pratiques et géopolitiques…

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Un peu comme dans Moon de Duncan Jones, la plupart du temps est passé à regarder un homme seul se parler à lui-même, sur bande vidéo, et pourtant on ne s’ennuie pas. On apprend, on sympathise, on rit parfois, on s’attache et on s’inquiète.

Alors oui le film prend des libertés avec la science et la technique mais la pop-science du film est suffisamment convaincante pour espérer que les plus jeunes aient envie d’étudier la chimie, la biologie et les maths. Parce-que même la littéraire que je suis a eu envie d’en savoir plus sur les autres alphabets qui existent quand on veut communiquer avec une caméra qui ne fait que 360° et ne peut donc pas absorber les 26 lettres… Vous comprendrez en regardant le film.

Et tout ça en ayant du plaisir. Le même plaisir que le réalisateur et less acteurs semblent avoir eu à faire ce film. Et en attendant de savoir si le prochan Ridley Scott sera aussi réussi que celui-ci, je me réjouis de savoir qu’il y a de la vie sur Mars…**

 

* ** Oui les étoiles sont des références à David Bowie. Merci de l’avoir remarqué…

7 Comments

des choses à dire

J’ai vu le même film que toi! J’ai beaucoup aimé, on ne voit pas passer le temps, les moments seuls avec lui sont intéressants et amusants et j’ai eu le même intérêt sur l’alphabet. Tu aurais pu tout de même citer les autres acteurs, que ce soit les membres de l’équipe ou ceux à la Nasa.

Oui j’aurais du citer Chiwetel Ejiofor, Jessica Chastain et Michael Peña entre autres… Et le norvégien Aksel Hennie que je n’ai pas reconnu sans les cheveux (à voir dans Headhunter)

Merci de valoriser les scénaristes… Maintenant, sur ce film précis, j’avoue avoir été un peu déçu. En général, j’apprécie ce genre de film, centré sur la survie en milieu hostile. Mais celui ci met trop l’accent sur les problèmes techniques que la psychologie du personnage proprement dite. Je me suis presque ennuyé au milieu. Cela dit, c’est un film intéressant malgré tout.

Oui c’est vrai que la psychologie n’est pas le fort de Ridley Scott :-) j’ai justement aimé l’idée d’un film « technique » presque didactique par moment mais tout aussi divertissant . Si j’étais prof de sciences, j’amènerais mes élèves le voir. C’est compliqué la relation réalisateur-scénariste, j’imagine. La vision de l’un et la réalisation de l’autre…

C’est justement la partie technique qui m’a plu et de savoir que le film a été développé en partie avec l’aide de la NASA, on les croit. Mais surtout, le film ne complique pas trop ces parties et permet de ne pas nous perdre avec du jargon incompréhensible.

Je ne savais pas qu’il devait ses films à de bons scénaristes. J’ai vu le film en effet un peu invraisemblable côté scientifique, mais bien fait. On passe un bon moment. (Je suis presque tous les jours les petits robots qui visitent Mars).

J’aime beaucoup tes critiques de films parce que tu connais tes classiques ou parce que tu as des références. Je connais peu de gens qui ont vu Moon. Comme Francis, je trouve que c’est bien de rendre hommage aux scénaristes qu’on oublie souvent quand on parle des films.

quelque chose à dire

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