Les huit salopards

Reservoir Dogs fait partie de mes films préférés. Peut être parce qu’il est bavard, bien fait et qu’il donne la part belle à Tim Roth. Exception faite de Kill Bill, les films de Tarantino me réjouissent. Ils sont du pur divertissement et on est rarement déçu.

Alors avec Les huit salopards présenté comme un « murder mystery » au Far-West tourné en Ultra Panavision 70 (format d’image extrêmement large qui permet d’obtenir une précision et une qualité de l’image de bien meilleure qualité), ça donne envie.

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L’histoire :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.

Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

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Les dix petits nègres d’Agatha Christie (récemment adapté pour la BBC) rencontrent Le shérif est en prison de Mel Brooks pour donner une film aussi farfelu que brillant. C’est exagéré, profane, drôle, lourd et violent, c’est du pur Tarantino.

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Rares sont les réalisateurs qui se permettent d’aller aussi loin et qui peuvent à ce point satisfaire leur égo, leur désir et leur envie cinéphile à ce point.

L’envie d’en faire toujours plus avec sa bande d’acteurs se ressent et c’est pour ça que j’aime Tarantino.

Même si l’impression de « déjà vu » pointe son nez ici et là, comme si certaines scènes avaient déjà été montrées, que ce soit dans Reservoir Dogs, ou plus récemment dans Django Unchained.

Laisser à ce point un réalisateur libre de s’auto-satisfaire c’est formidable mais c’est aussi prendre le risque de fatiguer le spectateur quand ce plaisir dure plus de 2h30…

7 Comments

des choses à dire

J’ai un sentiment mitigé vis à vis de Tarantino. Virtuose, assurément, du pur divertissement comme vous l’écrivez justement, mais qui tourne souvent à vide et se répète. Reservoir dog et Jackie Brown restent de loin mes préférés. Kill Bill sans doute son moins bon selon moi (1 et 2). Il y a un peu du disk jockey du cinéma en lui. Il reprend des séquences célèbres, des ambiances de films (western spaghettis, films asiatiques, etc) en grand cinéphile qu’il est.

J’ai beaucoup aimé. A la fin ça tire sur le film d’horreur. J’ai lu que les scènes dans le relais se passaient à zéro degré pour plus de véracité. C’est le studio qui était réfrigéré. Les acteurs enviaient les techniciens et Tarantino qui avaient des bonnes doudounes.
Les conversations dans la diligence avec les accents adéquats (on a vu le film en VO), c’est un régal.

Je l’ai vu et j’ai aimé, il est un peu long comme tu l’as dit mais ses dialogues sont toujours aussi bien et jouissifs. C’est superbement filmé, c’est drôle et c’est bien!!!

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