Sable mouvant – Fragments d’une vie

Mieux vaut tard que jamais et voici enfin ma lecture de Sable mouvant. Fragments d’une vie d’Henning Mankell qui est paru en Septembre dernier au Seuil, quelques semaines avant le décès de l’auteur.  L’annonce de sa mort n’était pas une surprise pour ses lecteurs fidèles et nombreux puisque son autobiographie racontait – entre autre chose – son cancer.

sable-mouvant-henning-mankellComme Henning Mankell l’annonçait lui-même, ce livre est quelque chose proche d’un journal sur une vie et une carrière, riches et productives, lui l’auteur de polars noirs, de romans, de littérature pour enfants, de pièces de théâtre et citoyen engagé ici, là-bas et ailleurs.

 

En janvier 2014, j’ai appris que j’étais atteint d’un cancer grave. Cependant, ce n’est pas un livre crépusculaire, mais une réflexion sur ce que c’est que vivre. Je me suis promené dans ma propre histoire, de l’enfant que j’étais à l’homme que je suis aujourd’hui. Je parle d’événements qui m’ont marqué à jamais et d’hommes et de femmes qui m’ont ouvert des perspectives insoupçonnées. Je parle d’amour et de jalousie, de courage et de peur, de la cohabitation avec une maladie potentiellement mortelle.

Dans les moments difficiles on est souvent à la recherche de voies et de voix pour nous aider à les traverser sans trop de casse. Certains se tournent vers les « self-help books », manuels plus ou moins pratiques de psychologie bavarde, d’autres cherchent un ouvrage de meilleure facture, quelque chose qui inspire, transporte et soit également bien écrit…
C’est le cas avec Henning Mankell.
Peut être parce que ce qu’il raconte avec modestie et humilité est vécu avec le cœur, les tripes et la tête. Qu’il a le talent mais aussi l’intelligence et le recul nécessaires pour raconter des bribes de sa vie, ses rencontres, ses choix, ses joies et ses douleurs.
Peut-être parce qu’il est de ceux qui sont persuadés que la vie et l’écriture ne font qu’un…

Chaque lecteur aura ses morceaux préférés, ses moments de grâce et de compréhension. Lisez-le et revenez me dire merci quand vous l’aurez lu.

 

Voici les miens :

Je n’ai jamais compris pourquoi il fallait cesser de fréquenter les morts ou de les avoir pour amis sous prétexte qu’ils ne sont plus des créatures vivantes. Tant que je me souviens d’eux, ils vivent.

Le chagrin doit vivre en nous pour que son contraire puisse devenir visible.

 

 

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