Encore des livres

J’aurais voulu parler de plus de romans de cette rentrée littéraire mais un voyage imprévu et le retour au travail très prochainement font que cette semaine se trouve chamboulée.

Alors dans un dernier élan je lance les titres suivants qui méritent d’être lus, discutés et partagés. Je ne parlerai pas de ces romans qui m’ont laissée froide ou même déçue. Et si je n’ai pas parlé de certains autres c’est qu’ils étaient trop proches de l’os, presque vécus pour avoir l’envie ou le courage de les lire.

Et il y les livres historiques qui demandent du temps et qui feront sans aucun doute l’objet d’un autre article.

Anguille sous roche d’Ali Zamir

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie… 

C’est un premier roman, comorien, et c’est formidable. Je prendrai le temps d’en parler plus longuement parce que la littérature africaine mérite de prendre plus de place. Il se met dans la peau et l’âme d’une femme avec une justesse et une singularité étonnantes.

Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

 Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées.

Un livre tout en un : roman lyrique, d’amour, historique, philospohique, essai sur la nature humaine, sur la folie, la guerre, la victoire et la défaite.

L’enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi

À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l’un près de l’autre, chacun perdu au fond de sa solitude. Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d’Or, raconte à Yannis les grands mythes de l’Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits…

Un hommage à la Grèce malmenée par le chaos du monde à travers Yannis, Maraki et Eliot, trois personnages attachants, bouleversants qui continuent à avancer, malgré tout…

Ma part de gaulois de Magyd Cherfi

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sismique pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité.

Autobiographie à peine romancée, c’est un joli cri de révolte et de revendication politique et sociétale qui tombe à point nommé à une époque où la crise identitaire est encore et toujours le pain béni des politiciens. Tendre, amusant mais aussi violent, il est l’histoire d’une génération.

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