Une annonce et un espoir – Psychiatrie

écrit par murielle

Les maladies psychiques/mentales/psychiatriques constituent un réel enjeu de santé publique. Pourtant, elles restent méconnues et sont très largement sous-estimées en France. 

Selon une étude Ipsos menée pour le compte de la Fondation FondaMental et de Klesia, 58 % des Français se déclarent affectés eux-mêmes ou dans leur entourage par une maladie mentale. Pour autant, près de 75 % des Français sous-estiment leur prévalence.

D’après l’OMS, les maladies mentales affectent une personne sur cinq chaque année. Des travaux plus récents menés en Europe ont réévalué à la hausse le nombre de personnes affectées par un trouble psychiatrique.

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La psychiatrie est une spécialité médicale qui traite de la maladie mentale. Le terme de « maladie mentale », appelée aussi trouble mental, trouble psychique ou trouble psychiatrique, désigne un ensemble plutôt vaste d’affections et de troubles. Mais elles ont toutes en commun le fait de créer des difficultés pour l’individu touché, à mener une vie sûre, en toute indépendance et sécurité.

Chroniques ou permanentes, ces maladies peuvent causer de grandes souffrances d’abord à celles et ceux affectés mais aussi à leur entourage. Parmi les maladies les plus communes se trouvent les troubles psychotiques, les troubles névrotiques et de l’humeur, les troubles addictifs, etc.

On compte environ 14.000 médecins spécialisés en psychiatrie en France, dont environ 5.000 psychiatres exerçant dans le secteur libéral/mixte.

Si une dépression peut être suivie sans hospitalisation, d’autres maladies nécessitent un suivi plus important. En termes d’hospitalisation à temps plein, la France met à disposition quelque 60.000 lits en psychiatrie.

Mais voilà, ce n’est pas assez. Et la psychiatrie dans son ensemble a toujours été le parent pauvre de la médecine. Que ce soit dans la recherche, dans le traitement, dans l’accompagnement avec des structures adaptées, des centres de jours, des aides financières et psychologiques pour les familles et enfin dans la « médiatisation » pour une meilleure explication des maladies psychiques et ainsi changer le regard des autres.

Nombre d’entre elles sont par ailleurs associées à une réduction de 10 à 20 ans de l’espérance de vie : on meurt plus jeune…  Cette mortalité prématurée est liée à plusieurs facteurs tels que les suicides, les conduites à risque ou encore les comorbidités somatiques – (c’est à dire les maladies qui s’ajoutent à la maladie psychique) – généralement non dépistées et non traitées (maladies cardiovasculaires, diabète, cancer…).

Souvent les traitements lourds donnés aux patients provoquent des effets secondaires qui vont toucher le foie, l’estomac, par exemple. Une étude menée par la Fondation FondaMental sur des patients atteints de troubles bipolaires a démontré que les syndromes métaboliques étaient deux fois plus élevée chez les patients que dans la population générale et que 2/3 d’entre eux n’étaient pas traités.

Un malade psychique est vulnérable sur tant de points – mental, physique, financier, social, amical, amoureux – qu’il est plus que temps que quelque chose soit mis en place pour lui donner une chance d’une vie presque normale.

Alors l’annonce d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé de faire de la psychiatrie «une priorité de santé» et donner davantage de moyens à la psychiatrie est peut-être enfin un pas dans la bonne direction. Et de continuer à donner pour la fondation FondaMental qui fait une travail extraordinaire.

 

 

Comments: 1

  1. Fred says:

    Toujours une bonne chose de mettre l’accent sur les manques et les devoirs du pouvoir politique et de parler de ceux dont on ne parle pas assez.

quelque chose à dire