Le travail, ça salit, ça fatigue et ça déshonore

Written by murielle

J’ai l’impression de passer mon temps à dire que je n’ai pas le temps. Je suis débordée, je me justifie lamentablement de ne pas être très présente ici, là et ailleurs. Je ne vois plus grand monde, je délaisse mes amis, je ne sors plus avec la triste impression de tout donner au travail : les sourires, la jovialité et le reste mais c’est hélas la triviale vérité.

C’est compliqué le travail. Ou plutôt c’est simple. À la quarantaine, quand on recommence de zéro – pays, ville et le reste – le choix se restreint. L’expérience et les capacités sont certes présentes mais les opportunités de les mettre en pratique beaucoup plus restreintes. Alors quand la chance est de son côté, on accepte un travail pas trop mal pour subvenir à ses besoins, parce qu’on a le loyer, les factures à payer et on diminue le volume de ses aspirations profondes.

Mais la semaine dernière je me suis souvenue que je ne voulais pas être une employée dans une grosse boîte. Que si j’avais revu à la baisse mon ambition, je n’allais pas pour autant changer et devenir docile. Je discutais avec deux amies sur le fait d’avoir une voix. On est bien peu de choses dans un groupe mais c’est important de ne pas perdre sa voix, de défendre ce que l’on estime important sans peur. Non pas son bout de beefsteak, mes ses principes, ses valeurs, ses idées. Si l’on voit une injustice la dénoncer, si on entend une bêtise, la relever et la corriger.

C’est ainsi que la semaine dernière j’ai du faire face à ma première bataille face à la hiérarchie. La boule au ventre mais forte de mes convictions j’ai vécu un moment désagréable où les réflexions personnelles prenaient le pas sur les faits. J’ai gardé le cap difficilement, je n’ai pas cédé parce que que ce serait pire et étant ma plus impitoyable juge, je savais que je ne me le pardonnerais pas.

Et maintenant de ne pas oublier que le travail n’est qu’un moyen et pas une fin. De remettre les priorités dans l’ordre nécessaire. De ne pas céder à la facilité du chez-soi comme un refuge et une tanière. De tenter encore une fois de trouver ce juste milieu entre le travail et cette vie rêvée. De ne pas perdre de vue l’essentiel : gagner à l’euromillion.

 

Le travail, ça salit, ça fatigue et ça déshonore.”

Jacques Dutronc

4 thoughts on “Le travail, ça salit, ça fatigue et ça déshonore

  1. Amaya says:

    Et de ne pas mener plusieurs choses en même temps … de même qu’il n’est pas possible de cocher plus de cases qu’il n’est possible pour l’euro million , sous peine de se faire pêter la grille !

    • Oui se limiter aux 5 chiffres et deux extra !! ça coute cher cette bêtise :-)

  2. Ravi de lire cet article depuis si longtemps. Tes réflexions sont toujours très stimulantes pour moi. J’avoue que ton attitude maximaliste me fait peur. On travaille à cause de tout cela (le loyer, les factures…) et aussi des enfants, quand on en a. Mais les rêves ont tant d’importance que ceux-là. En fin de comptes les rêves sont aussi nos fils. Bon weekend.

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