Sempé

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Voilà!

Je voue une admiration sans borne pour Sempé. Ces dessins sont tendre, poétiques, humoristiques, incisifs, parfois insouciants, parfois ironiques mais jamais méchants. Ses personnages sont cocasses, ridicules, romantiques, rêveurs, sérieux mais jamais antipathiques.

En lisant ses livres, j’imaginais une enfance à la Pagnol, quelque chose de presque idéal, la faute au Petit Nicolas (et à Goscinny)! Et puis j’ai lu un article dans l’Express:

« Jeannot », né en 1932 à Bordeaux, a été élevé à la dure. Son père adoptif, monsieur Sempé (ainsi l’appelle-t-il), représentant en épicerie, gagne plus que chichement sa vie et ne tient malheureusement pas l’alcool. Or les apéritifs sont fréquents, et les « bagarres » entre ses parents, systématiques. Les assiettes valsent, les coups pleuvent, Jeannot, sa demi-soeur et son demi-frère trinquent. Le petit Sempé a honte, et le copain chahuteur de l’école, le footeux sans crampons du patronage se fait solitaire à la maison. Telle fut donc l’enfance de l’un des dessinateurs français les plus estimés (et honorés) : pauvre, humiliante, cachée, puis surmontée grâce à ses passions, l’écoute de la radio et le maniement du crayon.

Je me demande encore comment j’ai réussi à survivre à ces moments, ça été
un miracle, se souvient Sempé.

Miracle … lorsqu’à 12 ans il a eu « envie de dessiner des gens heureux ». L’enfance qu’il a vécu est tellement différente de celle qu’il dessine. Ses enfants de papier sont insouciants, coquins et espiègles et il suffit d’un baiser de leur mère pour calmer leurs petits chagrins et faire cesser leurs sanglots.

Alors j’aime encore plus Sempé pour avoir embelli mon enfance malgré la sienne.

Et il continue d’embellir ma vie de lectrice et de rêveuse…

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