rien que des mots, toujours des mots

Comme vous l’avez peut-être lu dans un précédent article, je n’aime pas les poèmes d’amour. Ni les chansons d’amour d’ailleurs. Les romans et les films de cinéma, c’est une autre histoire.

C’est bête les paroles d’amour. C’est difficile d’écrire une chanson d’amour sans tomber dans le mièvre et le ridicule. Ça n’a plus de sens. La faute aux mauvais auteurs pour avoir galvaudé les sentiments. C’est rare de croire à ce qui est écrit et chanté. C’est bête les paroles d’amour.

C’est bête les paroles d’amour. C’est difficile d’écouter une chanson d’amour. Susurré, chantonné ou crié, fort, bien fort et dans tous les tons, avec les trémolos dans la voix, ça ne va pas. J’essaie d’y croire, mais non. C’est toujours aussi bête les paroles d’amour.

Et pourtant. Il y a des chansons qui sont des exceptions. Des chansons qui donnent le frisson. Celles qui nous font croire que l’amour existe, qu’il vaut la peine d’être vécu, heureusement ou douloureusement. Ces paroles d’amour qui touchent le plus cynique d’entre nous et qui nous disent d’y croire un peu, beaucoup ou d’y croire encore.

Voici mes chansons sans ordre particulier. Je vous montre mon choix et vous me montrez le vôtre?

Marvin Gaye et Tammi Terrell. Pas la période sexy-droguée-triste de Marvin mais celle avec Tammi. Celle où il prenait du plaisir à chanter avec son amie. Et parce que Tammi avait une voix si jolie, si charmante. J’aurais pu choisir n’importe quelles chansons du duo tant on ressent le plaisir qu’ils avaient à chanter ensemble.

La Ballade irlandaise de Bourvil. Parce que c’est d’une douceur et d’une tendresse émouvante. Parce que c’est Bourvil.

La version des Beatles In my life par Johnny Cash. Parce que j’y crois quand c’est Cash.

Mon Dieu par Piaf. Que dire…

How long will I love you par The Waterboys / Mike Scott

 

Enfin, j’ai une affection particulière pour Ion Square de Bloc Party. Peut-être parce que j’aimerais écrire comme ça.

Who said unbroken happiness
Is a bore, is a bore?
Who said it, my love? I don’t mind it
Anymore, anymore
And I reach out a hand over your side of the bed
Pull that blanket over your shoulders exposed to the night
And the hunger of those early years will never return
But I don’t mind, I don’t mind
‘Cause I love my mind when I’m fucking you
Slowed down to a crawl
Years of crime and the bread line
Have not at all dimmed your shine

Et pour arriver à glisser du E.E Cummings dans le refrain, si naturellement.

Mon conseil: à écouter bien fort en dansant comme si personne ne regardait…

https://youtu.be/jZWJpMasIvo