On est bien peu de chose

Je passe mon temps sur ce blog quelque peu insignifiant, j’écris, je partage mes goûts musicaux, mes lectures et je bavarde. Puis je me dis qu’il y a des blogs qui comptent, qui font la différence. Et je me sens coupable de parler de rien, de vivre à peu près bien, tradition judeo-chrétienne et son complexe de culpabilité bien ancrée…

Et je me dis que ma vie est facile malgré tout, malgré la perte, malgré les aléas, parce que, bon sang qu’est ce que les gens peuvent souffrir sur cette terre!

Et je pense aussi et surtout à ceux qui, dans d’autres parts du monde, se battent, vivent la guerre au quotidien, risquent leur vie et celle des siens pour une démocratie qu’ils ont rêvée. Je pense aux résistants syriens et je prie à ma façon pour que les insurgés connaissent vite la victoire parce que la situation est révoltante parce que l’immobilisme et l’impuissance des autres États à intervenir est insupportable.

On est bien peu de chose face à la douleur du monde.