17 secondes

Petite noisette dominicale avec un ami au café ce matin et son portable sonne. Il ne répond pas, merci d’être poli et de ne pas interrompre ma diatribe. Mais il laisse sonner, ce qui m’agace et me fait sourire en même temps parce que la sonnerie choisie n’est pas à mon goût. Je ne peux pas critiquer puisque je suis aussi coupable que lui et bien d’autres d’avoir mis comme sonnerie une musique personnalisée.

Je suis souvent embêtée par les sonneries de téléphone, non pas parce qu’elles se font souvent entendre au moment le plus inopportun mais aussi parce qu’elles sont rarement de qualité. Pourquoi mettre une chanson que l’on entend déjà partout quand c’est l’occasion de choisir quelque chose de plus rare, de moins connu ou de vraiment spécial? Pourquoi mettre un tchi-ka boum boum tchi ka hum boum boum tchi ka hum – j’essaie de retranscrire un son R&B – vous aviez deviné?

J’ai eu pendant longtemps See Line Woman version Nina Simone – 17 magnifiques secondes instrumentales avant le premier « yeah » qui marquait la fin de la sonnerie. Timing impeccable! J’étais bêtement fière de ma sonnerie. Il faut dire que je réponds rarement, si ce n’est jamais, au téléphone et cette intro musicale amenait en rythme et sans faute l’appel sur ma messagerie.

J’ai maintenant une chanson des Mumford and Sons parce que je suis dans ma continuelle phase obsessionnelle de trompette, banjo et ukulélé. Aussi, une « chanson d’amour »  pleine d’amertume et de résignation sur un rythme joyeux et léger et qui utilise le mot « pestilence » est une chanson qui ne peut que me plaire. Ce qui me pousse un peu plus à répondre aux appels, moi qui abhore le téléphone.

Et vous, sonnerie personnalisée ou pas? Si oui, quelle chanson?