Y’a des jours…

Ah l’Irlande, ses vertes vallées, ses pubs accueillants, son bailey’s coffee, bodhrans, spoons et bones, et son folklore.

J’aime beaucoup l’Irlande. Vraiment. J’y ai même vécu un peu. Mon (ex)-belle famille est irlandaise. Et je fus tres heureuse d’en être partie. Ah être une femme en Irlande. Surtout une femme célibataire (je veux dire non mariée), sans enfant et indépendante. Ben non, ce n’est pas encore possible. Parce que la vie pour une femme là bas est toute tracée. Mais même pour quelqu’un qui suit les règles, les normes, la « culture » et la tradition du pays, tout n’est pas si simple.

Il est des histoires dramatiques à foison sur la vie des femmes dans ce pays. Je ne vais pas plomber une journée magnifique, ensoleillée (du moins dans le pays basque), et en plus je suis d’excellente humeur. Mais voilà je ne peux pas m’empêcher de lire les journaux et de me tenir au courant. Et il suffit de lire les nouvelles pour chaque jour se sentir extrêmement désabusée, triste ou révoltée par ce qui se passe ici ou là-bas.

Encore une fois, il semblerait que les leipreachán aient eu une mauvaise influence sur le système de santé irlandais. L’hôpital de Galway s’est ainsi fait remarqué en refusant à une femme un avortement médicalisé et la condamnant à une mort certaine. Savita, 31 ans, est allée à l’Hopital Universitaire de Galway le 21 octobre. Elle était en train de faire une fausse couche et souffrait d’un empoisonnement du sang. Sur une période de 3 jours, elle a demandé à l’équipe médicale de terminer sa grossesse. Ce à quoi on lui a répondu, « nous sommes un pays catholique ».

Savita est morte une semaine plus tard d’une septicémie . Son mari, Praveen Halappanavar, a expliqué que ses demandes répétées ont été refusées parce qu’elle était dans sa 17e semaine de grossesse et le personnel avait pu détecter un rythme cardiaque fœtal. L’ingénieur de 34 ans a révélé depuis que sa femme a passé deux jours et demi « à l’agonie » jusqu’à ce que le rythme cardiaque fœtal s’arrête. Après que le fœtus mort ait été enlevé, dit-il, sa femme a été transféré en soins intensifs où elle est morte le 28 octobre.

À l’heure actuelle, le gouvernement de coalition prépare un rapport sur d’éventuelles réformes juridiques de législation sur l’avortement, à la lumière d’une décision de justice européenne qui a déclaré en 2009 que l’interdiction absolue était une violation des droits de la femme. Une intervention Cour européenne des droits de l’homme a forcé l’Irlande à faire quelques changements minimes à son interdiction de l’avortement. Depuis l’affaire x de 1992, dans laquelle une victime de viol de 14 ans a combattu l’interdiction de l’Etat non seulement d’avoir un avortement en Irlande mais aussi de partir à l’étranger pour se faire avorter, il y a eu quelques circonstances exceptionnelles.

Depuis que l’Europe a statué qu’il y avait un risque pour la vie de l’enfant si cette jeune fille continuait sa grossesse, des lignes directrices ont été mises en place pour des cas rares et exceptionnels: « l’avortement est illégal en Irlande, sauf s’il existe un risque réel et grave pour la vie (à la différence de la santé) de la mère ».

Toutefois, ces décisions sont souvent laissées à la discrétion des médecins et de leurs équipes médicales. Les groupes de pression pour l’avortement pour des raisons médicales en Irlande, qui milite pour les femmes dont les bébés mourraient si elles allaient à terme dans leur grossesse, souligne que dans de nombreux cas, certains médecins irlandais n’informaient même pas les femmes sur leurs droits à aller à l’étranger pour avorter.

Savita-Halappanavar 

Elle s’appelait Savita Halappanavar, elle avait 31 ans, elle était mariée et vivait selon les règles du pays.

9 Comments

des choses à dire

Y’a des inégalités terribles et incroyables dans des pays soi disant évolués. En Europe au 21e siècle que la religion ait un tel poids dans la vie et mort des femmes est quelque chose de scandaleux!

Interpellé, le premier ministre Enda Kenny a fait savoir qu’il attendait les résultats d’une enquête menée par la direction des services de santé, ainsi de celle dirigée en interne par l’hôpital universitaire de Galway, afin de comprendre les circonstances du décès et de vérifier s’il n’y a pas eu d’erreurs médicales commises.

[…] Edna O’Brien est née dans le comté de Clare, un endroit qu’elle décrira plus tard comme « ardent », « replié » et « catastrophique ». Brillant et courageux, interdit et brûlé, son premier livre publié en 1960 a jeté la honte sur sa famille quand il a été interdit par la censure irlandaise et brûlé par le prêtre local. Deux jeunes filles irlandaises, Kate (le narrateur) et Baba, quittent la sécurité du couvent local à la recherche de l’aventure et de l’amour dans la grande ville. Les deux essaient de maintenir ce qui est, parfois, une amitié difficile. L’auteur n’a eu de cesse de poser depuis ce roman, des questions sur la condition féminine et sur une société qui réprime sévèrement la liberté et la sexualité des femmes. Encore maintenant… […]

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