Main dans la main

Une histoire fantasque, incongrue et rêvée. Voilà ce je voulais voir hier soir avec Main dans la main

Le synopsis:

Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province.
Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

J’avais d’abord lu le passage suivant dans le magazine Marianne : Lorsque Joachim entre dans son bureau, elle est en sanglots. On ne saura pas pourquoi. Alors, il l’embrasse, il ne sait pas pourquoi. A l’instant, ils deviennent absolument synchrones, dans leurs mouvements, leurs déplacements, rigoureusement parallèles, impossibles à séparer. Mais ce n’est pas une histoire vulgaire de couple dépareillé par les différences, d’âge et de condition. C’est une histoire d’amour différé, un sortilège spectaculaire (la faculté consultée reste coite), une situation clownesque longtemps dérangeante pour les siamois involontaires et leurs entourages.

Et je m’étais dit, oui c’est pour moi ce film. Je vais aimer ce mélange d’absurde et de romantisme. J’aime toujours l’idée de cette force étrange et mystérieuse qui pousse deux personnes à tomber amoureuses comme ça, après une parole ou un échange. Et puis il y a Valérie Lemercier.

Eh bien non. Je n’ai pas aimé tant que ça. L’histoire est originale et même si je n’adhère pas au postulat de départ – quand on aime on ne veut/peut faire qu’un – je le comprend. Je ne crois pas à l’amour fusionnel contrairement à Valérie Donzelli qui s’acharne un peu trop à essayer de faire aimer ce couple. Il y a des moments de grâce, des moments légers et drôles et puis il y a tout le reste. J’en ai eu marre de les voir collés l’un à l’autre. Je voulais les aimer et les trouver attachants, ils sont devenus agaçants et inintéressants. C’était décevant.

J’ai eu Elie et Jacno quand j’aurais voulu avoir du Prévert.