Après demain

C’est la St Valentin. Pas de coup de gueule contre la société de consommation, contre les jours où les amoureux se sentent obligés de marquer le coup et où les célibataires se sentent inadéquats. Pas de cynisme ou de romantisme déplacé de ma part. Chacun fait ce qui lui plait avec qui lui plait.

J’ai plutôt envie de parler en peu de mots de ces hommes qui confondent possession, jalousie, cruauté et violence avec amour.

Selon les Nations Unies, plus d’un milliard de femmes seront victimes dans leur vie de violences ou de meurtre de la part d’un homme. 1 femme sur 3 sera battue, violée ou tuée au cours de sa vie. Pour la majorité d’entre elles, ces violences seront perpétrées par l’homme avec qui elles vivent. Et lorsqu’un homme tue une femme, il est couramment admis qu’il ne s’agit probablement que d’un accès de démence ou d’un crime passionnel… Ou qu’elle l’a cherché… Ce n’est pas de la passion, c’est de la violence conjugale, mais ça sonne moins romantique, moins romanesque, moins dramatique, moins cinématographique.

Je me répète peut-être, mais la passion c’est souffrir, c’est endurer, c’est pleurer, c’est implorer, c’est être déchiré, c’est souvent mal aimer mais ce n’est pas frapper et ce n’est certainement pas tuer.

Bonne St Valentin

Quelques infos:

stop-violences

Le 3919 est un numéro destiné aux femmes victimes de violences, ainsi qu’à leur entourage et aux professionnels concernés.

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