la preuve par neuf

Quelqu’un me disait qu’il n’avait pas comme moi une « attirance » pour un acteur ou actrice, qu’il n’avait pas d’acteur « préféré ».
Je l’admets sans peine, je tombe plus facilement « amoureuse » d’acteurs et de personnages fictifs que de vraies personnes dans la vraie vie. Et si Ryan Gosling figure assez  haut dans la liste, ce n’est pas parce qu’il est plutôt bien fait de sa personne – je ne suis ni superficielle ni midinette moi – oh non, il me faut plus qu’un sourire charmant, des yeux tombants, une voix trainante et un joli corps qui peut porter les vêtements les plus ridicules ou kitchs sans le devenir (ridicule). Oh non… je ne suis pas comme ça…

La seule raison pour laquelle Ryan Gosling a trouvé grâce à mes yeux de cinéphile exigeante et impitoyable est sa filmographie impeccable.

Et en voici la démonstration la plus objective possible. Neuf films qu’il faut voir.

The Believer (Danny Balint):
Gosling joue un jeune néo-nazi dans le film de Henry Bean, les lèvres enroulées de façon permanente dans un rictus écoeurant. Et il réussit le mélange parfait d’agressivité et de vulnérabilité (regardez la fin du clip).

Half Nelson:
Il joue un enseignant sur le déclin dans sa dépendance aux drogues. Sa léthargie engourdie et son manque de contrôle n’offrent aucune vision romantique de la dépendance.

Crazy, Stupid, Love:
Une comédie romantique réussie qui détourne les clichés. Il est sexy, séduisant et on s’en fiche parce qu’il est surtout sympathique, amusant et ne se prend pas au sérieux.

Lars and the Real Girl (Une fiancée pas comme les autres):
Alors que Crazy, Stupid, Love montre qu’il a aussi un timing comique, il y a quelque chose de charmant dans le personnage introverti de Lars. La  timidité qui le paralyse est toute aussi amusante que touchante et ce sans jamais tomber dans le ridicule, même quand il a une poupée gonflable comme petite amie.

All Good Things (Love and Secrets):
Même si le film n’est pas entièrement réussi, Gosling est inquiétant en héritier en proie à des difficultés financières. Il est énigmatique, creux et complètement effrayant en jouant la normalité perturbée.

Drive:
Le film de Nicolas Winding Refn est aussi cool que son acteur. Gosling est l’amalgame parfait de plusieurs générations d’hommes difficiles, héroïques et mystérieux. Et tout ça en portant un blouson en satin avec un scorpion doré dans le dos…

Blue Valentine:
Parce que

The Ides of March (Les Marches du pouvoir):
Parce qu’il n’a pas toujours besoin de parler pour s’exprimer.

The place beyond the pines:
Quand il ne fait pas de la moto, il est calme, mélancolique, gentil avec les enfants. Il porte une veste en cuir, il a des tatouages pourris et parle dans un murmure sexy. Il est paumé, un peu fou, perd la tête, fait peur et reste malgré tout vulnérable.