Quelques considérations philosophiques de comptoir

écrit par murielle

Me voici donc de retour sur le blog depuis quelques jours. Internet est installé, moi aussi. Quelques cadres on trouvé leur place, le reste est toujours posé par terre. Je ne me suis pas encore lassée des murs blancs et nus. Et je regarde avec plaisir les plantes vertes offertes par mon amie et voisine.

Il manque quelques meubles pour être vraiment à point, et surtout un menuisier pour m’installer une partie de ma cuisine. Mais rien de bien grave dans le grand schéma de la vie.

Ce fut par ailleurs le grand débat de l’été avec quelques amis. Qu’est-ce qui est « vraiment » grave? Les tracas financiers, soucis familiaux, et autres petites peines de cœur se devaient d’être relativisés par le motto « y’a pas mort d’homme ». Une phrase qui agaçait souvent les personnages de Mes meilleurs copains quand Jean-Pierre Daroussin la prononçait.

Elle est proche de « tant qu’on a la santé », litanie répétée par les plus âgés comme un mantra pour éloigner les dieux des maladies qui rendent l’âme fragile et le corps moins énergique. L’âge et l’expérience rendent parfois philosophes, et je me retrouve à relativiser beaucoup de choses. Cela n’empêche pas les larmes de couler parfois, conséquence physique et irrépressible d’une incapacité à faire plus. Mais même là, il n’y a pas mort d’homme.

Les frustrations sont là, celles qui nous empêchent parfois de vivre ou profiter du moment, quelques problèmes financiers qui enlèvent un peu de plaisir. Et puis on réalise qu’on n’est pas si mal, malgré tout. Et même si j’ai tendance à ne pas vraiment écouter les autres, j’ai tout de même apprécié le conseil tout bête d’un ami.

Dessiner et découper deux ronds. Dans le premier écrire les choses qui sont importantes et sur lesquelles on a une influence, que l’on peut changer, transformer et améliorer. Dans le deuxième rond, écrire les choses qui sont importantes mais pour lesquelles on ne peut rien faire, celles indépendantes de notre volonté et bon vouloir. Ensuite, le jeter et se concentrer sur le premier.

Oui, c’est tout bête mais à chaque fois que je rage contre ces situations où je me sens impuissante, je pense à ce papier que j’ai jeté et je me concentre sur que je peux faire. Que ce soit quelque chose de signifiant ou complètement anodin. Et je continue d’avoir confiance…

Comments: 3

  1. Nathalie says:

    C’est entre la philo et la psycho! L’idée du papier n’est pas mal, ça permets de mettre en perspective ce qui est possible ou impossible à régler. J’aime cette idée.

  2. Fred says:

    Je pense que c’est bon de mettre ses frustrations sur un papier pour voir ce qui est gérable ou pas. Et de faire de la boxe pour évacuer le trop plein d’émotions ou de frustrations.

  3. Burntoast says:

    Il est vrai qu’en voyant les millions de personnes déplacées, qui n’ont plus grand chose à eux,, nos petits bobos sont très relatifs (je ne parle pas des maladies graves, décès..).

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