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Le mot du vendredi #31 – Matin

Matin : début du jour.

Vous vous êtes déjà réveillé.e le matin, tôt, par l’odeur du chou-fleur à la vapeur ? Moi oui. Le sort d’avoir une mère très, trop, matinale. La semaine c’était normal. Mais le week-end, elle se levait toujours aussi tôt, pour faire la cuisine. Puis c’était le bruit de l’aspirateur. Elle faisait le ménage tôt aussi. Quand le balai cognait contre la porte de ma chambre, c’était le signal qu’il fallait se lever. Alors bon gré mal gré je sortais de mon demi-sommeil. Inutile de tenter la grasse matinée. Ça n’allait pas marcher. C’était le début des corvées après un petit-déjeuner expédié !

J’ai été conditionnée pour ne pas connaître les grasses matinées. Et je n’ai jamais rompu ce sort, même adulte, même indépendante. Le peu de fois où j’ai dormi tard ? Une maladie ou une énorme sortie la veille.

On dit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Pour avoir testé par moi-même, c’est pas vraiment faux. Se lever à l’aube et voir la brume s’effacer sous les rayons du soleil me font croire aux promesses de bonheur. Le matin, il fait frais, il fait différent. Il fait nouveau.

Le calme est bientôt rompu. Le service voirie efface les méfaits de la nuit. Les livreurs livrent, les grilles du marché et de la boulangerie à côté créent la cacophonie. Sur une terrasse encore éparse, les serveurs servent des cafés. Le bonheur minuscule du café du matin… Les flâneurs flânent et les travailleurs ont déjà bien entamé la journée.

Puis parfois les matins sont pluvieux. On oublie la poésie. Et on voudrait juste rester au lit.

 

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