Sourire

Réflexion légère sur les vacances en solo

Dans quelques semaines, je pars en vacances. Comme chaque année depuis quelques années, au même endroit. En ce qui me concerne, avec l’âge vient l’envie de routine. J’ai vu pas mal de pays jadis. J’en ai moins l’envie. La plupart de mes voyages furent en duo. Depuis le décès de Thomas, je voyage seule et moins loin.

Je trouve ces vacances en solo moins stressantes. Je peux arriver aussi tôt ou aussi tard que je veux, boire autant de cafés hors de prix que je veux dans une gare et ne pas sombrer dans un stress et une colère totale lorsque je sous-estime grossièrement le temps de correspondance ou la distance jusqu’à la voie d’embarquement. Je n’ai plus que moi à me soucier. Je ne suis plus la gardienne du temps et la porteuse de charge mentale.

Parce que maintenant ce sont mes vacances – et rien que mes vacances !

Vacances en soloCes dernières années, les vacances en solo sont devenues mon truc. Les copines ne m’ont jamais invitée à des voyages de groupe de toute façon. J’envoyais sans doute les « mauvaises ondes » même si je ne sais pas lesquelles. Ce pourrait être vexant mais finalement peu importe, je ressens un trop fort besoin de solitude et d’indépendance. Heureusement.

C’est vrai que pour une bavarde, j’aime quand même pas mal le silence. J’aime aussi ne pas vouloir être mesquine, en « colère » ou avoir des regrets vis à vis de quelqu’un. Je veux pouvoir me balader ou randonner, lire ou dormir, nager ou bronzer sans dépendre d’un compagnon de voyage. Je ne veux pas réduire ma visite d’un musée parce que x ou y s’impatiente ou changer le tempo pour faire plaisir. Je veux écouter le cri des mouettes ou les voix d’un podcast.

Je l’ai compris encore plus fortement la semaine dernière quand mon neveu et son père sont venus passer une semaine chez moi. J’ai organisé les sorties, cuisiné, proposé des activités, re cuisiné et fait leurs gâteaux préférés. Puis un soir où je leur demandais d’aller prendre un verre en terrasse, j’ai eu droit à un « bof, pas envie ». Je n’ai pas insisté.

Mais franchement… Franchement, je n’ai pas apprécié. Les efforts à sens unique… Ma volonté de faire plaisir face à l’absence de réciprocité. On est parfois bien peu de chose dans le cœur des gens qu’on aime.

Voilà aussi pourquoi les vacances en solo sont un de mes « mottos ». Cela me fait prendre une pause, réfléchir et cesser le bruit ambiant un instant. Je suis reconnaissante de la paix que je ressens, je savoure la liberté et l’indépendance. Je me réjouis que chaque choix m’appartienne entièrement : tourner à droite ou à gauche sur le sentier ? Musée, pas de musée ? Café maintenant ou plus tard ? Et de savourer le merveilleux cadeau que je me suis offert à défaut de le recevoir de quelqu’un d’autre.

 

2 commentaires

  • Sylvie

    Je rêve de vacances en solo sans personne à écouter et contenter. Quand tu parles de musée, je comprends puisque je serais du genre à y passer des heures et que mon compagnon trépigne au bout de quelques minutes. Il me gâche mon plaisir mais ce n’est pas toujours possible de pouvoir faire des activités comme on veut. Je pense qu’une personne fait toujours plus de sacrifices que l’autre dans les vacances ou dans la vie quotidienne, mais on n’ose pas toujours se l’avouer.

  • Amaya

    Quel merveilleux cadeau aussi offert aux autres que de les préserver de leur ingratitude.
    C’est en me répétant cela que j’ai osé moi même : alors cette année ma première semaine de vacances est en solo … la suite en duo. La réjouissance du choix sans avoir à choisir, du temps hors du temps je n’y suis pas encore mais je me l’accorderai bientôt, en tous les cas j’essaierai ! Bonnes vacances Murielle

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