De quoi j’me mêle!

« Déconne pas Renaud! » en titre du journal Le Parisien, une lettre ouverte de son frère en préface d’un livre, une intervention à la radio de Hugues Aufray sur la descente aux enfers de Renaud, que de manifestations d’inquiétude bien publiques.

Un entretien avec le frère de Renaud a paru hier dans le Nouvel Obs. Et après l’avoir lu je me demande encore pourquoi on lui a donné la parole.

Oui on sait que Renaud souffre, oui on sait qu’il est alcoolique et dépressif et oui il a besoin d’être aidé. Mais il a aussi besoin qu’on lui fiche la paix, du moins en public. Encore une fois je ne comprends pas l’étalage public d’affaires privées. S’inquiéter pour quelqu’un, l’aimer et vouloir l’aider me semblent peu compatibles avec un passage dans les médias.

Parler de la vie intime de quelqu’un de proche dans les journaux, supposer, supputer, dénigrer les ex, beurk! Allez, faisons de la psychanalyse de supermarché; il semblerait que le grand frère n’existe que dans la lumière de son cadet.

Pourquoi une lettre ouverte? Pourquoi pas un coup de fil, une lettre privée, une visite quotidienne, hebdomadaire? Ce n’est pas comme si Renaud vivait caché, il passe ses journées .

« On m’a demandé une préface, un peu noire, il est vrai. Puis on m’a demandé une postface, bien payée, qui était plus rose et optimiste. »  Ah…