Cheval de guerre – War horse

écrit par murielle

« Mes plus anciens souvenirs sont un mélange confus de champs accidentés, d’écuries sombres et de rats qui cavalcadent au-dessus de ma tête. Mais je me rappelle assez bien le jour de la vente de chevaux. C’est une terreur qui m’a escorté toute ma vie. » C’est un cheval qui parle ici. Un cheval nommé Joey. Au début du roman, il est encore poulain, on l’a arraché à sa mère et son destin est tracé: on est à la veille de 1914, il deviendra « cheval de guerre »…

L’histoire: À la veille de la Première Guerre mondiale, le jeune Albert mène une existence paisible dans une ferme anglaise avec son cheval, Joey, qu’il adore. Mais le père d’Albert décide de vendre Joey à la cavalerie britannique, et le cheval se retrouve bientôt sur le front français. L’ animal entame alors une extraordinaire aventure en plein conflit. En dépit des obstacles qu’il rencontre à chaque pas, Joey va changer la vie de ceux dont il croise la route. Incapable d’oublier son ami, Albert quitte la ferme et rejoint à son tour le champ de bataille dans l’espoir de retrouver son cheval et de le ramener chez lui.

Adapté de la pièce de théâtre War Horse de Michael Morpurgo, basée elle-même sur son propre livre pour enfants publié en 1982 en Grande-Bretagne, Cheval de guerre (War Horse) est un hommage aux huit millions de chevaux sacrifiés durant la Première Guerre Mondiale.

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J’ai lu le livre et je suis allée voir la pièce. C’est un livre et un spectacle magnifique, fort, incroyablement émouvant et totalement réussi. Morpurgo écrit sur les combattants de cette boucherie que fut la Première Guerre mondiale, de ce cauchemar qu’ils ont vécu éveillés. C’est le récit de tant de destins brisés, de morts tragiques qui évoque toute l’horreur de la Première Guerre mondiale.

Dans La Revue des livres pour enfants (1989), Morpurgo raconte comment l’idée lui est venue. « Pendant longtemps, j’avais été fasciné et horrifié par quatre dessins découverts au fond d’une malle dans un grenier. Ils représentaient la cavalerie britannique en 1914. De nombreux chevaux et soldats avaient été pris dans les barbelés et étaient en train de mourir (…). Un jour, au pub de mon village, j’ai vu, assis près du feu, un vieil homme dont je savais qu’il avait fait la guerre dans le régiment de cavalerie du Devon. Il m’a raconté sa vie au front avec son cheval et comment il se confiait à lui lorsqu’il l’étrillait, comment il lui avouait ses peurs, ses espoirs. Il me disait que son cheval l’écoutait, l’écoutait vraiment. J’ai été touché qu’il me confie cette histoire. J’ai même eu le sentiment qu’il me la transmettait. Après cette conversation, le récit de Joey a commencé à se construire dans ma tête… »

Lisez le livre ou voyez le film. Je vous défie de ne pas pleurer!… Et si la fin vous semble un peu sentimentale, eh bien tant mieux. Il faut rendre sa place à l’Humanité.

Comments: 3

  1. Fred says:

    J’irai le voir. A propos, Tous au Larzac a reçu le césar du meilleur film documentaire ce soir. Vu ton enthousiasme pour ce film tu dois être ravie

  2. Audrey says:

    Pas pour moi. C’est peut être un beau film de Spielberg mais j’ai aucune envie de voir des chevaux massacrés pendant plus de 2 heures. Je lirai peut être le livre mais je ne suis pas très sensible à ce genre d’histoire.

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