In My Defens God Me Defend (part 2)

écrit par murielle

1ère partie ici

Glasgow : 

glasgow

 

La toile sanglante (Driftnet) de Lin Anderson.

C’est son premier roman. Court et très facile à lire il englobe tout de même des sujets aussi inquiétants que la pédophilie et l’ambition politique. Anderson est un écrivain pensive, intelligente dont la recherche est détaillée et précise. Cependant, la recherche n’est pas forcée sur le lecteur.

Le roman policier est très populaire et il y a sans aucun doute d’excellents représentants écossais du genre (« le tartan noir » est devenu une catégorie distincte), mais ses conventions ont tendance à fixer des limites à l’exploration de la condition humaine.

Les romans qui ont tenté de donner de nouvelles directions à la fiction – que ce soit en termes de thématique ou stylistique – se retrouvent dans les œuvres d’auteurs tels qu’Alasdair Gray, James Kelman ou encore Irvine Welsh.

Le mécontentement (A Disaffection) de James Kelman

Patrick Doyle, enseignant dans un collège de Glasgow, se lasse peu à peu de son travail, ses élèves, ses collègues… En proie à un mal-être persistant, il a du mal à communiquer avec ses proches, notamment son frère. Même situation de blocage face à ses collègues, au sein de ce microcosme traversé de petites jalousies quotidiennes, de petites ambitions…. Patrick est victime de son non-conformisme.

Pauvres Créatures (Poor things) d’Alasdair Gray.

En reprenant le mythe de Frankestein, dans un style baroque flamboyant, ce splendide pastiche du roman gothique anglais nous entraîne, avec un humour inénarrable, à travers un univers où tout devient possible, un endroit où fantasmes et fantaisies prennent le pas sur le réel.

Ailleurs :

scotland

Havisham de Ronald Frame.

C’est également une bonne lecture, préquelle de Les Grandes Espérances de Charles DickensMême si je soupçonne qu’une partie de la création littéraire écossaise considère son travail comme trop «classique», elle qui tend à favoriser le réalisme graveleux urbain souvent combiné, assez ironiquement, avec une forme de sentimentalité que l’on ressent à être « authentique ».

And the land lay still de James Robertson.

C’est un énorme travail tentaculaire (pas encore traduit) qui parvient à couvrir l’étendue de l’histoire de l’Ecosse. En faisant cela, Robertson a produit un véritable « état des lieux » de la nation. La mise en place ici est une exposition de photos, par feu le photographe Angus Pendreich, qui nous emmène dans la vie des gens.
Nous partons à la rencontre des mineurs, des vagabonds, des agents secrets, des anciens combattants de la guerre de Corée qui souffrent de stress post-traumatique, un député conservateur avec un fétichisme des pieds et (encore plus inquiétant) une attraction pour Margaret Thatcher, des artistes bohèmes, des membres de la scène gay et des militants pour l’indépendance. Stylistiquement, c’est le plus risqué des romans de Robertson mais aussi le plus inspiré.

highlands

 

For auld land syne, my dear,
For auld lang syne,
We’ll tak a cup o’ kindness yet,
For auld lang syne.

 

Comments: 5

  1. Geoff says:

    Tremendous work was done by all. It was a pleasure to share it with you.
    Time to sleep now

  2. Benoit says:

    Ça a du être une nuit agitée. Le référendum était un évènement historique.

  3. Je connais très mal la littérature écossaise. Ce billet donne quelques pistes.
    En Ecosse j’ai appris a tirer à la Winchester sur des boites de conserves qui bougeaient sur un lac. Je ne crois pas que c’était autorise, mais il n’y avait personne à dix km a la ronde.

  4. Fred says:

    Il y a encore une fois des discours différents selon le média écouté et les gens que l’on connaît. Beaucoup disent que les élections se sont bien passées et que l’Ecosse a gagné même si elle a perdu. Alors qu’il y y a eu pas mal de violence et de pression du camp des « oui » avec maintenant les nationalistes-extrême droite qui font des mini manifs.

quelque chose à dire