Ma solitude de coureuse de fond

ll fut un temps lointain où influencée par un ami coureur de marathon, je me suis mise à courir. Quand j’écris « courir », je veux dire marcher vite, sautiller en avançant et en tortillant mes fesses pour les garder toniques. Le pire c’est que ça me plaisait. Et puis j’ai arrêté de « courir » parce que je préférais rester au lit sous le duvet plutôt que me lever les matins d’hiver pour aller me dandiner sous la pluie dans un parc devenu boueux. Ne me jugez pas! Vous ne savez pas ce qu’est l’hiver anglais!

Des années ont passé, je suis revenue au pays et j’ai retrouvé mes vices de française: le café, la cigarette, le vin et passer trop de temps assise à parler et refaire le monde. Mais je suis une paresseuse qui ne s’assume pas. Alors un dimanche matin d’octobre, j’ai remis mes trainers et suis allée gigoter dans le parc voisin.

 

parc mousserolles

Allez! J’étais prête! Une cigarette pour la route, la ventoline dans la poche arrière avec le portable pour la musique et je me suis lancée.

Le bilan? Je n’ai pas trop souffert. Mon souffle n’est pas au top mais chaque chose en son temps; je ne compte pas encore arrêter la cigarette. Pas de claquage ni d’ampoules ni de courbatures.  Ce dimanche là, j’étais Harold Abrahams dans Les chariots de feu, j’avais la musique de Vangelis dans la tête et le vent sous mes semelles. J’étais une athlète… Il n’y a pas de témoins, je peux donc dire ce que je veux…

Souhaitez moi bonne chance et racontez moi vos exploits de sportif et sportive parce que je vais avoir besoin d’encouragements. Je veux continuer à courir 2 fois par semaine mais surtout je voudrais passer l’hiver…

We’ll run till we drop, baby, we’ll never go back