Please like me

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de la série de Josh Thomas, Please like me. Je suis tombée dessus complètement par hasard, en cherchant une vieille série australienne. Ma curiosité s’est rapidement transformée en surprise en découvrant une série qui traite sans chichis avec ironie, émotion et humour de la famille, des amis et des relations.

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Profondément maladroit et décalé, Thomas joue Josh, 20 ans, qui vient de rompre avec sa petite amie Claire. Et si cette dernière le quitte c’est parce qu’il est « probablement gay ». Tout au long de la série, Josh en vient lentement à accepter sa sexualité avant de rencontrer le magnifique Geoffrey sur le lieu de travail de son meilleur ami Tom.

Il paraît que Thomas a puisé dans son expérience personnelle pour écrire sur une famille dysfonctionnelle. Sa mère, Rose, tente de se suicider avec du Panadol et une demi bouteille de Baileys, son père, Alan, s’est remarié avec une femme thaïlandaise, Mae, qu’il dépose à l’épicerie du coin, quand il rend visite à son ex-femme afin de ne pas créer de drame et sa tante Peg est un inébranlable, fervente chrétienne qui l’aime inconditionnellement ou presque.

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La série a été lancée comme un drame plus qu’une comédie, et au fur à mesure des épisodes il est clair que les moments sérieux sont aussi nombreux que les moments drôlatiques. Et puis il y a tous ces petits moments, doux-amers, qui frisent tantôt le ridicule tantôt la douceur.

Please like me défie les classements, ce n’est pas une « série gay » tant les vérités émotionnelles sont universelles. La sexualité est un trait de caractère plutôt qu’un élan narratif. Les personnages ici sont tellement justes que ce serait stupide de croire qu’ils ne sont pas enracinés dans de vraies personnes, et c’est leur réalisme qui rend les histoires d’autant plus passionnantes.

Pourquoi des séries comme celle-ci ne sont pas diffusées en France?