Demain c’est loin
Loin du stress du travail, loin des préoccupations vaines, loin des banalités triviales du quotidien et loin de la « grogne » des gilets jaunes, je me suis posée quelques jours en Normandie.
Couchée tôt, levée tôt… quelques jours à vivre presque au rythme de la mer. Je ne fais rien avec une énergie qui frise l’indolence.
Il pleut très peu et le pull en laine est resté dans la valise. Je me promène, je mange des fruits de mer, je choisis quelques cadeaux, je marche un peu plus et pendant quelques jours, je n’ai ni soucis ni problèmes.

Je retrouverai bien assez tôt mon découvert bancaire, les discussions politiques, les réunions au travail sur des contrats non renouvelés, des guidelines et best practices. J’entendrai bien assez tôt les questions indiscrètes ou maladroites sur mon voyage hermitage.
Je repenserai alors à Blanche Gardin « plus je lis et plus le nombre de mecs que je domine intellectuellement grandit et plus j’ai du mal à leur sourire quand ils parlent ». Ma solitude voulue me pousse dangereusement vers la misanthropie.
Je ne veux pas encore quitter cette solitude. Je verrai plus tard. Je rêverai à de meilleurs lendemains. Mais demain c’est loin.
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Réflexion légère sur l’écriture




Un commentaire
Fred
Je pense pas que tu sois aussi dark que Blanche Gandin, mais il y a du vrai. Très belles photos, ça donne envie.