je n’aime pas #18

Faire une liste est le meilleur moyen d

1. La peine de mort pour Dzhokhar Tsarnaev.

2. Que les perspectives d’emploi soient toujours aussi déprimantes ; les auto-entrepreneurs sont vraiment des pigeons.

3. OVH. Ceux qui ont leur site hébergé là vont peut être comprendre ma peine à avoir un blog qui marche. Arrachage de cheveux et l’impression d’être dans une pièce de Kafka pour au final me débrouiller toute seule en cherchant sur des forums américains le pourquoi du comment.

4. Les épanchements façon Jeannette Bougrab. Son histoire privée aurait du le rester, il y a quelque chose proche d’un spectacle indécent à vouloir pleurer dans tous les média.

5. Le scandale Rachida Dati. Pour ses dépenses luxueuses, bling-bling que Sarkozy n’aurait pas reniées. Mais aussi pour le fait que peu dans son propre parti se précipite pour la défendre. Une femme arabe semble ne pas être aussi défendable que d’autres politiques – certainement tout aussi « coupables » – mais hommes français de souche…

6. Les bisbilles chez Charlie.

7. Les arrangements avec la vérité de Caroline Fourest. La valeur d’un combat ne peut pas s’arranger d’approximation, de contre-vérités et de positionnement en victime et sujet.

8. Que la série Mad Men finisse bientôt.

19 Comments

des choses à dire

je ne sais pas pour le numéro 1. Comme si tu prenais parti pour lui. Il a tout de même tué des dizaines de personnes et blessé encore plus.

Pour le numéro, je confirme !
Le statut d’auto-entrepreneur était à ce point une arnaque que même ceux chargés de le promouvoir au départ le déconseillaient vivement (c’est dire).
J’ai pu voir quelques cas concrets autour de moi.
Ces quelques cas et d’autres choses vécues m’ont fait réfléchir sur les « intermédiaires ». Les intermédiaires de « l’emploi » qui vivent sur cette rareté tout à fait logique de « l’emploi ». Une exemple vécu : quelqu’un chargé de conseiller sur un emploi à 15 euros de l’heure a gagné environ 3000 euros en 24 heures. Ce serait long à expliquer en détails ici. Enfin bref, pour résumer et conclure d’une manière plus générale : les pigeons font bien vivre des rapaces :)

Y en a qui disent vouloir faire « une bataille pour l’emploi ». Ils sont à gauche aujourd’hui politiquement. A droite, il y a quelques années, ils avaient employés EXACTEMENT les mêmes termes « bataille pour l’emploi ». Une bataille « pour » : ah bon? mais quand on se bat n’est-ce pas plutôt « contre » ?
Ceux qui veulent livrer des batailles préfèrent le mot bataille pour pouvoir dire par la suite « on a perdu une bataille mais pas la guerre ! » j’imagine :)
Ils savent pertinnement que c’est une bataille perdue d’avance et que c’est une fausse bataille. Tout leur boulot consiste à nous faire croire que c’est une vraie bataille, une bataille juste et qu’ils faut du courage, de l’énergie (celles des autres) pour aler au combat. Ils savent pertinnement qu’ils ne vont pas y laisser leurs plumes ceux qui encouragent à se battre. Bon j’arrête là, je m’emporte :)

Ca y est Murielle ! C’est de ta faute ça ! Je minerve :)
Et du coup, pour me désénerver, je me défoule ici dans les grandes lignes.
Et hop un discours imaginaire de martha lutteur king :

Je n’ai pas fais de rêve aujourdh’hui. J’ai vu !
J’ai vu un pays où tout le monde est syndiqué. J’ai vu un pays où le vote est obligatoire. J’ai vu un pays où avec ça on pourrait croire que c’est le pays du conflit… Eh bien non ! Ce serait plutôt le pays du compromis. J’ai vu un pays où la devise n’est pas « liberté » mais « union ». Ce pays est pourtant divisé. J’ai vu un pays surréaliste. J’ai vu un pays sans gouvernement.
J’ai vu un pays où « non bien sûr » veut dire « oui peut-être ».

Ce pays existe et s’appelle Belgique.
Ces habitants regardent la France avec bien de la tristesse une fois :)

petite louche rajoutée.

Dans ce pays vu, les gens ne connaissent souvent pas bien leur hymne national. Il y a peut-être même débat dessus et pourtant c’est je crois un des premiers pays si ce n’est le premier au monde pour le confort éducatif.

La peine de mort pour DT est une peine de mort fédérale, appliquée en cas d’attentat grave contre les personnes. Le dernier exécuté était un extrémiste « suprématiste » du Montana qui avait fait exploser un immeuble du FBI (400 morts environs).
Dans ces cas extrêmement précis et documentés, j’avoue être ambivalent sur le sujet.

Je suis d’accord avec Murielle pour le point 1. On ne répond pas au crime avec un crime qu’il soit légiféré ou pas. La peine de mort n’est pas une réponse. Elle ne soulagera pas la souffrance des victimes. Elle ne réhabilitera pas ce garçon qui a eu son lot de souffrances. Elle ne sert à rien.

Bisbilles est un léger euphémisme pour grosse crises chez Charlie Hebdo. J’ai lu aujourd’hui dans Médiapart que Luz comptait partir. C’est triste ce qui se passe.

On attendait de Charlie qu’ils soient presque exemplaires dans la gestion de leur crise mais entre les idéaux gauchistes, les prises de pouvoir limite injustes, le manque de dialogue sans oublier le fait qu’ils traversent une crise personnelle qui ne fait que commencer, on ne sort pas indemne d’une attaque de cette violence en quelques mois font que tout ce qui est fait et décidé en ce moment ne l’est pas dans les meilleures conditions. La pression doit être terrible pour tous et comme dans tous les deuils et les crises on se déchire au lieu de se rapprocher. C’est la nature humaine.

La boucle est bouclée ! Entre humour potache mais rémunérateur, et grands élans suite au drame, les actionnaires ont tranché … Seul les gros sous les intéressent : ce sont Cabu et Wolinski qui sont assassinés une seconde fois !

Pardon mais c’est un commentaire imbécile. Ce n’est pas une question de gros sous, c’est une histoire de malheur et d’essayer à faire face au drame comme si de rien n’était alors que tout, la gestion, le moral, le fonctionnement, les conditions de travail, a changé. C’est la première foid que queque chose comme ça se passe, on ne peut pas leur demander d’être exemplaire et de reporter sur eux nos fantasmes d’héroisme.

Oui je crois que cette fois ci le commentaire a plus sa place sur un autre blog ou dans un autre journal. On ne peut pas juger ce qui se passe parce que le traumatisme subi par chacun est vécu différemment et la pression mise sur eux par tout le monde est énorme. C’est triste et dommage que Luz parte mais ce n’est pas si étonnant. Le besoin de se reconstruire passe souvent par des liens et des ponts qu’il faut couper. Il a le talent et l’intelligence pour lui.

Bisbilles et plus. Luz annonce aujourd’hui qu’il quitte Charlie Hebdo en Septembre. La crise est profonde et comme tu l’avais écrit dans un autre billet, ce qu’ils ont vécu les change à jamais. Ce qu’il dit dans Libé est très proche de ce que tu as pu dire sur l’après deuil. La notion de temps n’est plus la même.

Oui. Je m’auto-cite pour une fois : Mes pensées sont tournées vers Charlie Hebdo, parce que ce n’est que le début de beaucoup de souffrances, de culpabilité du survivant, de chagrins, de colère, et d’amertume. Un mois a passé, tout ce qui tenait le corps et l’esprit occupés s’est calmé. La première vague de choc est passée. C’est maintenant que la réalité de l’absence commence. Ce n’est que le début. D’autres vagues vont venir. Celle des règlements de compte et des ressentiments. Celle aussi des regrets et des envies nouvelles. Tout sera naturel.

Comme quoi sans être Madame Irma….

quelque chose à dire

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