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Mare of Easttown : un thriller magistral

Il y a déjà 4 ans, Mare of Easttown connaissait un certain succès. Pourquoi je n’en ai pas parlé à ce moment-là ? Je ne sais pas. Je le fais maintenant. Tout ça parce qu’une nouvelle série, Task, est tout juste sortie et que je veux en parler aussi.

Mais commençons par Mare of Easttown : une excellente œuvre chorale qui allie étude de personnages, enquête policière, sociologie et psychologie, etc. C’est juste assez tortueux pour être qualifié de thriller grâce au scénario de Brad Ingelsby.

Portrait de Kate Winslet, cheveux attachés, l'air graveL’histoire : La disparition ou la mort d’un enfant change non seulement les gens, mais aussi des communautés entières. On a le sentiment que la disparition, il y a un an, d’une jeune femme d’Easttown nommée Katie Bailey a transformé la ville entière. Easttown est un endroit sombre et pauvre, empli de tristesses qui se chevauchent.

L’inspectrice Mare Sheehan (Kate Winslet) est obsédée par cette affaire non résolue. Mare a également perdu un fils par suicide il y a peu, ce qui fait d’elle la tutrice de son jeune petit-fils, dont elle craint maintenant qu’il ne présente certaines des mêmes caractéristiques neurologiques que son père.

Mare a une autre fille, Siobhan (Angourie Rice), et un ex-mari, Frank (David Denman), sur le point de se remarier. Mare vit également avec sa mère, Helen (Jean Smart), et pourrait tomber amoureuse d’un nouvel écrivain, Richard (Guy Pearce).

Au même moment, de l’autre côté de la ville, Erin McMenamin (Cailee Spaeny), une jeune mère, peine à joindre les deux bouts et à convaincre le père de son enfant de prendre en charge les soins médicaux de leur fils. Erin a un père atroce, Kenny (Patrick Murney), qui se plaint du coût de son petit-enfant pour la famille, et Erin a juste besoin d’une porte de sortie.

Un nouveau mystère se dévoile dans cette petite ville de Pennsylvanie, un mystère qui implique tous les personnages et plus encore…. Lori (Julianne Nicholson), la meilleure amie de Mare, un diacre local nommé Mark Burton (James McArdle), un collègue Dan Hastings (Neal Huff) et un inspecteur venu d’ailleurs Colin Zabel (Evan Peters)…

 

Alors oui Mare a de quoi faire. Et nous de quoi regarder, comprendre et apprécier.

Les relations tendues ou perdues avec les enfants imprègnent une grande partie de l’écriture d’Ingelsby. Il traite des traumatismes, du deuil, des schémas comportementaux, des liens qui se tissent au sein de petites communautés et des fractures familiales. L’histoire est un millefeuille de misère, aussi finement nuancée et aussi appétissante que la réalité.

L’arc principal se tisse à travers cette étude parfaitement imaginée d’une communauté et de sa pérennité. Aucun des deux ne semble secondaire par rapport à l’autre. Mare of Easttown traite autant de la psychologie des événements terribles et de la façon dont ils sont absorbés par leur entourage que de la résolution du crime.

Au fur et à mesure que les rebondissements des affaires se dévoilent, la série devient plus grande que la somme de ses parties déjà considérables.

Je sais qu’à la lecture, la série peut vous sembler lourde émotionnellement et intense. Elle l’est. Mais c’est plus que ça et ce serait dommage de passer à côté ; il existe parfois un espoir et des touches d’humour.

Parce que tout et chacun est réel, et chaque détail compte.

 

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