Une rupture

Elle était une grande amoureuse. Elle aimait les rencontres, les premiers émois, les belles déclarations, les échanges amoureux et les grands gestes. Elle se voulait un mélange de Scarlett O’Hara et La Chartreuse de Parme. Elle se demandait si elle était faite pour ce siècle où la romance n’avait plus sa place.

Elle avait choisi de partir avant que leur histoire ne devienne banale. Le quitter avant de subir le quotidien, de faire les courses ensemble et de partager la machine à laver. Les belles histoires n’étaient pas faites pour le quotidien. Les plus belles pages de la littérature le prouvaient.

Non, mon enfant chéri, ces trois lettres ne sont pas le dernier serrement de main de l’amante qui te quitte, c’est l’embrassement du frère qui te reste.
Ce sentiment-là est trop beau, trop pur, et trop doux, pour que j’éprouve jamais le besoin d’en finir avec lui.

George Sand avait raison. C’est décidé, elle aussi va rompre avec lui pour ne garder que la beauté de l’amour. Elle prend son blackberry: « je tm encore mais c fini nous 2, désolée »