Binge watcher what?!

Written by murielle

J’ai lu sur le plus de l’Obs un article sur les bingers de séries TV dont je fais sans aucun doute partie. Et voilà t’y pas que l’introduction dit ceci : Et si votre consommation massive de séries était le signe d’un état dépressif ? Selon une étude réalisée par l’université du Texas d’Austin, les individus qui ont tendance à se laisser aller au « binge watching » seraient plus dépressifs que les autres… 

Ah non! À peine mon psy a-t’il vu mon dos qu’il va devoir revoir mon coté face? Mes « binge watching » seraient donc le signe d’une dépression encore présente?  Moi qui pensait regarder des séries parce que j’aimais le sujet, les acteurs, ou parce que le suspense était intenable et que j’avais la chance de pouvoir satisfaire ma soif de réponses immédiatement. Raté!

Parce-que voilà, j’ai une manie que certains d’entre vous vont comprendre, du moins je l’espère. Je ne regarde quasiment jamais une série quand elle débute. J’attends que quelques épisodes aient déjà été diffusés. Et ensuite je prends plaisir à les regarder « back to back ». Bien sûr, je pourrais attendre une semaine pour voir la suite, mais je ne suis pas pour l’abstinence. Je préfère l’attente et ensuite la récompense.

Puis, le binge watching, ce n’est pas tout regarder. c’est choisir des séries qui le méritent. Ce sont les séries noires, les thrillers, les choses qui font marcher les neurones, qui nous font chercher les signes, le ou les coupables. Ce sont les séries qui nous font parfois manquer un battement de coeur parce qu’on ne peut pas dormir tant qu’on ne sait pas.

 

Après tout, on ne dira jamais d’un lecteur assidu qui ne peut pas poser son livre avant la fin qu’il souffre de dépression, ni de l’amateur de musique qui écoute un album entièrement voire plusieurs fois à la suite, qu’il est temps d’arrêter sous peine de crise de nerfs. Lire, regarder une série ou plusieurs films, écouter un album, rien de tout cela n’est grave. Ce n’est pas de l’évasion ni de l’évitement. C’est le signe d’un amour et d’une appréciation pour le travail d’un écrivain, d’un auteur, scénariste, acteur, réalisateur, musicien, etc.

Cela étant dit, toutes les séries ne sont pas dignes de les regarder sans pause. Croyez en mon expérience, un binge watcher a aussi un sens du réel, du temps et de la qualité.

5 thoughts on “Binge watcher what?!

  1. Nathalie says:

    Est-ce que ce sont les séries qui méritent d’être binge-watched?

  2. Fred says:

    Quand la météo est aussi mauvaise qu’en ce moment, il n’y a rien de mieux que de se lever tôt, aller acheter le pain et les croissants, préparer un bon petit déjeuner, installer couvertures et oreillers sur le canapé et se mettre les DVDs d’une bonne série. Et quand c’est fini, réaliser qu’il est presque le soir, qu’on n’a rien fait d’autre et que tout est bien comme ça. Je viens de voir que Line of Duty est sur France O. je vais essayer de faire les replays ou les trouver en ligne.

  3. Je fonctionne de la même façon pour les séries. Quand elles sont bonnes, et même très bonnes je les regarde cul-sec. True Detective, The Knick (la dernière en date), Mad Men a pris évidement plus de temps puisqu’elle contient 7 saisons, mais je peux m’en faire une par jour ;) Je conçois que l’on puisse associer cela à un état dépressif mais en quoi cela serait une tare ? Déjà le reconnaître c’est bon et c’est une période plutôt bénéfique pour avancer enfin, du moins en ce qui me concerne ;)
    En passant, une série dont je suis dingue c’est Treme
    Bises ♥

  4. De toutes façons, deux épisodes d’une série « normale », c’est tout ce que je peux ingurgiter. Il faut que je bouge.

    • Je bouge un peu entre deux épisodes mais les binge watching sont en fait réservés aux nuits sans sommeil ou aux jours de grippe

quelque chose à dire